La retraite pour les pigistes : un guide en trois étapes

Vous êtes pigiste ou employé contractuel? Apprenez à tirer le meilleur parti des régimes canadiens de pensions et de retraite pour couler une retraite confortable.

Les pigistes et les employés contractuels doivent déjà jongler avec des échéances serrées, un revenu irrégulier et la nécessité de faire connaître leurs services. Il n’est donc pas étonnant qu’ils aient de la difficulté à commencer à épargner en vue de leur retraite. Mais en plaçant ainsi leur épargne-retraite sur la glace, ils risquent de manquer d’argent pour leurs vieux jours. En effet, les régimes de retraite des pigistes (et de tout le monde, en fait) produisent de meilleurs résultats lorsqu’ils tirent profit des intérêts composés, et pour cela il faut du temps. Ainsi, plus vous commencez tôt à épargner, meilleures sont vos chances d’être à l’aise financièrement à la retraite.

Suivez ces trois étapes pour vous aider à commencer à épargner.

1. Apprenez à connaître les mécanismes d’épargne à votre disposition.

Contrairement à bon nombre de Canadiens qui occupent un emploi à durée indéterminée, les pigistes et les employés contractuels ne profitent pas d’un régime de retraite collectif. Cependant, vous avez la possibilité de faire croître votre épargne-retraite dans un compte enregistré comme un régime enregistré d’épargne-retraite (REER) ou un compte d’épargne libre d’impôt (CELI). Les cotisations à un REER bénéficient d’un report d’impôt. Ainsi, vous ne payez pas d’impôt sur vos cotisations ni sur le rendement de vos placements jusqu’au moment où vous effectuez un retrait. Vos droits de cotisation à votre REER équivalent à 18 pour cent de votre revenu imposable de l’année précédente (les cotisations sont assujetties à un plafond annuel), en plus de tout droit de cotisation non utilisé au cours des années antérieures.

Les cotisations au CELI sont versées à même le revenu après impôt, ce qui signifie que les retraits ne sont pas imposables. Vos cotisations à ces deux types de régimes ainsi que le rendement de vos placements sont en franchise d’impôt.

2. Profitez des incitatifs offerts par le gouvernement.

Les pigistes et les employés contractuels canadiens sont admissibles à des prestations au titre de programmes gouvernementaux comme la Sécurité de la vieillesse (SV) et le Régime de pensions du Canada (RPC). Si vous avez 65 ans ou plus, que vous êtes citoyen ou résident canadien au moment de présenter votre demande, et que vous avez vécu au moins dix ans au Canada à partir de l’âge de 18 ans, vous pourriez être admissible à la SV.

En tant que travailleur autonome, vous devez payer à la fois les cotisations au RPC de l’employeur et de l’employé sur votre revenu. À combien s’élèvent ces cotisations exactement? Ce montant dépend du maximum des gains annuels ouvrant droit à pension (MGAP), un plafond de revenu qui augmente graduellement chaque année. Par exemple, si vous gagnez 53 900 $ ou plus durant l’année d’imposition 2018, vous devrez verser 9,9 pour cent de cette somme en cotisations au RPC, soit 4,95 pour cent pour la cotisation de l’employeur et 4,95 pour cent pour la cotisation de l’employé.

3. Déterminez le montant que vous devez épargner.

Votre revenu est souvent imprévisible et irrégulier, et à la différence de certains de vos amis ou proches, vous ne pouvez pas vous attendre à recevoir un paiement toutes les deux semaines. Avec des liquidités irrégulières, il est facile de négliger son épargne-retraite. C’est pourquoi il importe d’accorder la priorité à son régime de retraite en se payant en premier. Lorsque vous recevez un paiement, cotisez d’abord à votre REER ou à votre CELI, quoi qu’il arrive.

Combien devriez-vous épargner? Étant donné que les montants des paiements que vous recevez sont généralement différents, il est plus simple d’épargner un pourcentage de chacun. Ce pourcentage dépendra de vos besoins à la retraite et des fonds dont vous aurez besoin pour assumer ces coûts. Tenez compte de facteurs comme votre revenu familial, votre âge, le temps qu’il vous reste avant la retraite et toute autre source de revenu de retraite sur laquelle vous pourriez compter, comme un revenu de location ou le régime de retraite offert par l’employeur de votre conjoint.

En règle générale, vous devriez initialement épargner un minimum de 10 pour cent de votre revenu mensuel, voire jusqu’à 18 pour cent pour maximiser vos cotisations à votre REER. Si vous recevez un chèque de 600 $, virez immédiatement 60 $ dans un compte d’épargne. Lorsque vous aurez accumulé 500 $ ou 1 000 $, cotisez à votre compte d’épargne-retraite. Votre conseiller peut vous aider à le faire.

En revanche, si vous jouissez d’une certaine stabilité de revenu grâce à des clients récurrents, envisagez d’établir un virement automatique directement vers votre compte d’épargne-retraite. Cette approche tire parti de ce que l’on appelle la « moyenne d’achat ». Si vous détenez des placements en titres, comme des actions ou des fonds communs de placement, vous savez que leur valeur fluctue. En versant des cotisations mensuelles, vous pourrez acheter plus de parts d’un placement donné certains mois (lorsque leur valeur est faible), alors que vos cotisations vous permettront d’en acquérir moins certains autres mois (lorsque leur valeur est élevée). Toutefois, à long terme, vos coûts devraient se situer dans la moyenne. En faisant un placement ponctuel, vous risquez de tomber sur une journée où le cours des actions est élevé. Vous n’en aurez donc pas autant pour votre argent.

Il est aussi judicieux d’inclure des placements à revenu fixe et à faible risque dans la répartition de l’actif de votre régime de retraite. Les certificats de placement garanti (CPG) et les comptes d’épargne à taux d’intérêt élevé peuvent représenter des éléments importants d’un portefeuille équilibré, en plus de vous procurer une épargne stable et liquide.

Les mandats des pigistes ne viennent malheureusement pas avec un régime de retraite. Vous devrez évaluer vous-mêmes sur vos options et consulter un conseiller au sujet de votre situation personnelle et de vos objectifs à la retraite. Peu importe s’il faut des efforts pour se bâtir une retraite agréable sans compter sur le régime de retraite d’un employeur. S’il y a des gens qui savent faire les choses par eux-mêmes, ce sont bien les pigistes.

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Le présent matériel est proposé à titre indicatif seulement. Il n’a pas pour objet de donner des conseils particuliers d’ordre financier, fiscal, ou autre, et les renseignements qu’il fournit ne doivent pas être considérés comme tels. Tout particulier ayant pris connaissance des renseignements formulés ici devrait s’assurer qu’ils sont appropriés à sa situation en demandant l’avis d’un spécialiste qualifié.

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